Avec un titre pareil, je devrais pouvoir attirer Tony et Reguinius. 
Récemment, j'ai entendu mon ami me dire qu'il avait eu une augmentation de 200 euros de sa taxe d'habitation parce que... sa commune avait investi par le biais de produits dérivés dans les emprunts grecs et qu'elle y avait perdu beaucoup d'argent.
Cette situation rocambolesque est arrivée à de nombreuses communes en France.
Outre le fait déjà que des Maires se permettent d'investir dans des produits financiers l'argent qui leur a été simplement délégué et qu'ils se permettent après d'augmenter les taxes pour faire payer le produit de leurs erreurs, passons...
Ce qui me choque profondément dans cette histoire, c'est l'immense appétit de gain des financiers qui ont profité d'un biais de la loi (qui oblige les municipalités à n'investir que dans des produits notés "triple A") pour vendre des produits dérivés sur de la dette grecque à des municipalités avec l'assurance donnée par les fameuses agences de notation. Ils se sont défaussés d'un produit toxique (emprunt grec) en faisant passer pour un produit sûr et en profitant par ailleurs pour se refinancer allègrement en argent frais. (payés au final par les contribuables...)
Contrairement à ce qui est souvent dit sur les produits dérivés, il n'y a souvent rien de sorcier dedans. Les pertes sont souvent prévues par les financiers : d'ailleurs, c'est souvent pour ça qu'ils demandent en contrepartie du cash plutôt que d'autres produits bidons. Non, le grand problème actuel est le fait que les hommes politiques croient au discours officiel de la finance que les produits dérivés améliorent le financement de l'économie et du coup, ne les réglementent pas.
Au lieu de la taxe Robin, si on interdisait tout simplement à tout acteur public l'achat de produits dérivés, cela serait déjà un grand coup porté contre la finance: je parle ici aussi bien des communes, des hôpitaux, que les fonds de pensions, etc.
Par ailleurs, je me demande encore comment cela se fait qu'on autorise l'achat de petites et moyennes entreprises (tout cela encore au nom du besoin de financement de l'économie) par effet de levier : avec un capital de départ de 10000 euros, on emprunte 90000 euros et du coup, on peut acheter pour 100000 euros. Cela conduit souvent au démantèlement d'entreprises qui faisaient un bénéfice (certes faible de 2%,3%) parce que le bénéfice n'est pas suffisant pour payer les intérêts bancaires de l'achat...
Là, l'effet de levier dont je parle est de 10 mais souvent, il peut aller bien au-delà.
De mon humble point de vue, il existe des possibilités immenses de régulation au niveau de la finance et qu'il faudrait s'y atteler.
Certes, les maires sont coupables d'investir dans des produits dérivés mais lorsque vous voulez investir et que le banquier vous donne le choix entre deux produits "sûrs" : l'un qui est l'emprunt de l'Etat français à un taux faible et l'autre, un dérivé qui vous rapporterait 10%, tous les deux notés "triple A", je comprends que certains aient fait un mauvais choix. Les plus grands coupables restent les banquiers qui ont vendu en connaissance de cause ces produits. (avec le soutien probable ou l'incompétence des agences de notation)
Et de mon point de vue, aussi bien pour les PMEs que pour les acteurs publics, c'est à l'Etat de les protéger.
C'est ça le rôle d'un état : protéger les plus faibles de l'appétit des plus gros ou des plus malins.
Au final, le dindon de la farce reste le contribuable.
D'ailleurs, de ce point de vue, je sens que le nouveau produit financier qui est en train d'être monté en Europe va finir par nous exploser en pleine figure : le FESF.
Noter "triple A", à cause en grande partie de la garantie de l'état allemand et français, un fond qui prête à l'Irlande, au Portugal, à la Grèce et bientôt l'Italie, c'est à mon avis du n'importe quoi. D'ailleurs, ils viennent d'annoncer qu'ils mettaient le FESF en surveillance négative et que bientôt sa note allait baisser. C'est le serpent qui se mord la queue, sauf que la queue pour ce coup-ci, ce sont les contribuables français et allemands. Je comprends que les Anglais n'aient pas voulu participer au "GRAND projet européen" (de plongée dans l'abîme)...
De mon point de vue, je pense que l'Etat devra réintégrer le champ de l'économie et notamment de celui de la finance. Malheureusement, je n'ai entendu ce discours chez aucun des candidats actuels à la Présidence de la République française.

Récemment, j'ai entendu mon ami me dire qu'il avait eu une augmentation de 200 euros de sa taxe d'habitation parce que... sa commune avait investi par le biais de produits dérivés dans les emprunts grecs et qu'elle y avait perdu beaucoup d'argent.
Cette situation rocambolesque est arrivée à de nombreuses communes en France.
Outre le fait déjà que des Maires se permettent d'investir dans des produits financiers l'argent qui leur a été simplement délégué et qu'ils se permettent après d'augmenter les taxes pour faire payer le produit de leurs erreurs, passons...
Ce qui me choque profondément dans cette histoire, c'est l'immense appétit de gain des financiers qui ont profité d'un biais de la loi (qui oblige les municipalités à n'investir que dans des produits notés "triple A") pour vendre des produits dérivés sur de la dette grecque à des municipalités avec l'assurance donnée par les fameuses agences de notation. Ils se sont défaussés d'un produit toxique (emprunt grec) en faisant passer pour un produit sûr et en profitant par ailleurs pour se refinancer allègrement en argent frais. (payés au final par les contribuables...)
Contrairement à ce qui est souvent dit sur les produits dérivés, il n'y a souvent rien de sorcier dedans. Les pertes sont souvent prévues par les financiers : d'ailleurs, c'est souvent pour ça qu'ils demandent en contrepartie du cash plutôt que d'autres produits bidons. Non, le grand problème actuel est le fait que les hommes politiques croient au discours officiel de la finance que les produits dérivés améliorent le financement de l'économie et du coup, ne les réglementent pas.
Au lieu de la taxe Robin, si on interdisait tout simplement à tout acteur public l'achat de produits dérivés, cela serait déjà un grand coup porté contre la finance: je parle ici aussi bien des communes, des hôpitaux, que les fonds de pensions, etc.
Par ailleurs, je me demande encore comment cela se fait qu'on autorise l'achat de petites et moyennes entreprises (tout cela encore au nom du besoin de financement de l'économie) par effet de levier : avec un capital de départ de 10000 euros, on emprunte 90000 euros et du coup, on peut acheter pour 100000 euros. Cela conduit souvent au démantèlement d'entreprises qui faisaient un bénéfice (certes faible de 2%,3%) parce que le bénéfice n'est pas suffisant pour payer les intérêts bancaires de l'achat...
Là, l'effet de levier dont je parle est de 10 mais souvent, il peut aller bien au-delà.
De mon humble point de vue, il existe des possibilités immenses de régulation au niveau de la finance et qu'il faudrait s'y atteler.
Certes, les maires sont coupables d'investir dans des produits dérivés mais lorsque vous voulez investir et que le banquier vous donne le choix entre deux produits "sûrs" : l'un qui est l'emprunt de l'Etat français à un taux faible et l'autre, un dérivé qui vous rapporterait 10%, tous les deux notés "triple A", je comprends que certains aient fait un mauvais choix. Les plus grands coupables restent les banquiers qui ont vendu en connaissance de cause ces produits. (avec le soutien probable ou l'incompétence des agences de notation)
Et de mon point de vue, aussi bien pour les PMEs que pour les acteurs publics, c'est à l'Etat de les protéger.
C'est ça le rôle d'un état : protéger les plus faibles de l'appétit des plus gros ou des plus malins.
Au final, le dindon de la farce reste le contribuable.
D'ailleurs, de ce point de vue, je sens que le nouveau produit financier qui est en train d'être monté en Europe va finir par nous exploser en pleine figure : le FESF.
Noter "triple A", à cause en grande partie de la garantie de l'état allemand et français, un fond qui prête à l'Irlande, au Portugal, à la Grèce et bientôt l'Italie, c'est à mon avis du n'importe quoi. D'ailleurs, ils viennent d'annoncer qu'ils mettaient le FESF en surveillance négative et que bientôt sa note allait baisser. C'est le serpent qui se mord la queue, sauf que la queue pour ce coup-ci, ce sont les contribuables français et allemands. Je comprends que les Anglais n'aient pas voulu participer au "GRAND projet européen" (de plongée dans l'abîme)...
De mon point de vue, je pense que l'Etat devra réintégrer le champ de l'économie et notamment de celui de la finance. Malheureusement, je n'ai entendu ce discours chez aucun des candidats actuels à la Présidence de la République française.

